Coups de coeur adulte

La vie qui reste

Note : 5 sur 5.

Le roman phénomène de la rentrée. Le roman de la résilience. L`histoire d`une blessure secrète et incurable. Comment, avec le temps, un couple parvient à retrouver le lien qui l`unit.
Il y a des livres qui vous pénètrent, qui vous prennent par la main. C`est le cas de ce premier roman magnétique de Roberta Recchia,  » une prouesse d`écriture, qui commence en romance, s`enchaîne en polar et s`ouvre au finale sur une merveilleuse morale contemporaine  » (Corriere della Sera).
Rome, années 50. Marisa et Stelvio Ansaldo tombent éperdument amoureux dans l`atelier d`Etorre, le père de Marisa. Ils forment un couple iconique, tout droit sorti d`un film de Visconti. Quelques années plus tard, Betta, 16 ans, leur fille adorée, belle et libre, est retrouvée morte sur une plage près de Rome. Le couple se délite, l`affection mutuelle et la complicité disparaissent, seul reste le chagrin.
Mais personne ne sait que Miriam, la cousine de Betta était présente le soir du drame. Le secret de cette nuit lui devient insurmontable jusqu`à ce que, au bord du gouffre, elle rencontre Leo. Il va l`aider à remonter le fil, à retrouver les coupables de cette épouvantable agression. Alors seulement la résilience se fait.


La fille du pêcheur de perles

Note : 4 sur 5.

Australie occidentale, 1886. Un bateau à vapeur en provenance de Londres fait son entrée à Bannin Bay. Depuis le pont, la petite Eliza Brightwell, dix ans, observe ce monde nouveau avec ses volutes de poussière rouge et ses inimaginables richesses tapies au fond de l’océan. Car c’est ici que sa famille espère faire fortune grâce à la pêche à la perle. Dix ans plus tard, son père Charles Brightwell, devenu le perlier le plus prolifique de la baie, disparaît subitement de son bateau en pleine mer. Qu’est-il devenu ? Le mystère est entier. Personne ne sait rien, personne ne semble vouloir parler. Seule Eliza s’entête à découvrir ce qui s’est passé. Et dans une ville où règnent la corruption, le racisme et le chantage, la vérité coûte bien plus cher que des perles. Eliza devra décider si elle est prête à en payer le prix.
Le premier roman de Lizzie Pook, teinté d’un exotisme fascinant, raconte avec fougue la quête de liberté d’une jeune femme guidée par l’amour filial.


Loch noir

Note : 4 sur 5.

Le corps de Caitlin Black est retrouvé à l’embouchure d’An Loch Dubh, le loch noir, sur la côte ouest de l’île de Lewis. La jeune femme, habituée des sujets sur l’environnement et nageuse émérite, a été violée et battue avant d’être assassinée. Lorsque Fionnlagh, le fils qu’il a eu de Marsaili, est accusé du crime, Fin Macleod plaque son boulot à la police de Glasgow et s’envole aussitôt vers sa terre d’enfance.
Il l’a quittée dix ans plus tôt pour vivre librement son amour pour Marsaili. Comment disculper son fils alors que les preuves l’accablent ?? Comment renouer avec les Hébrides alors que les baleines s’échouent sur les plages ?? Comment faire face aux ombres qui remontent du passé? ? Dans ce jeu de faux-semblants, Fin Macleod va devoir traverser les mensonges et les secrets des hommes, les cruautés de l’océan qui ne pardonne ni aux imprudents ni aux téméraires.
Et s’il le faut, affronter la mort. Avec ce roman poignant, Peter May redonne vie au héros emblématique qui a bouleversé des millions de lecteurs à travers le monde et nous prend à nouveau au coeur dans l’abîme du loch noir.


La bonne mère

Note : 5 sur 5.

Pour la première fois depuis qu’elle a quitté Marseille pour faire ses études à Paris, Clara retourne voir ses parents. Elle est accompagnée de Raphaël, d’origine bourgeoise, auquel elle cache son accent, ses émotions et le milieu dont elle provient. Dès le premier regard, la mère de Clara ne l’aime pas. Elle voit en lui la preuve qu’elle n’aurait jamais dû laisser partir sa fille. Premier roman.


L’homme qui lisait des livres

Premier coup de coeur de cette rentrée littéraire.

J’avais découvert Rachid Benzine avec « Voyage au bout de l’enfance« 

👉 https://www.facebook.com/groups/372507964196729/search/?q=voyage%20au%20bout%20de%20l%27enfance

Entre les ruines fumantes de Gaza et les pages jaunies des livres, un vieil homme attend. Il attend quoi ❓

Peut-être que quelqu’un s’arrête enfin pour écouter. Car les livres qu’il tient entre ses mains ne sont pas que des objets – ils sont les fragments d’une vie, les éclats d’une mémoire, les cicatrices d’un peuple.
Quand un jeune photographe français pointe son objectif vers ce vieillard entouré de livres, il ignore qu’il s’apprête à traverser le miroir.  » N’y a-t-il pas derrière tout regard une histoire ❓

Celle d’une vie. Celle de tout un peuple, parfois « , murmure le libraire. Commence alors l’odyssée palestinienne d’un homme qui a choisi les mots comme refuge, résistance et patrie.
De l’exode à la prison, des engagements à la désillusion politique, du théâtre aux amours, des enfants qu’on voit grandir et vivre, aux drames qui vous arrachent ceux que vous aimez, sa voix nous guide à travers les labyrinthes de l’Histoire et de l’intime.

Dans un monde où les bombes tentent d’avoir le dernier mot, il nous rappelle que les livres sont notre plus grande chance de survie – non pour fuir le réel, mais pour l’habiter pleinement.

Comme si, au milieu du chaos, un homme qui lit était la plus radicale des révolutions.


L’île des âmes

Note : 5 sur 5.

Depuis plusieurs décennies, la Sardaigne est le théâtre de meurtres rituels sauvages. Enveloppés de silence, les corps de jeunes filles retrouvés sur les sites ancestraux de l’île n’ont jamais été réclamés. Lorsque les inspectrices Mara Rais et Eva Croce se trouvent mutées au département des “crimes non élucidés” de la police de Cagliari, l’ombre des disparues s’immisce dans leur quotidien. Bientôt, la découverte d’une nouvelle victime les place au centre d’une enquête qui a tout d’une malédiction. De fausses pistes en révélations, Eva et Mara sont confrontées aux pires atrocités, tandis que dans les montagnes de Barbagia, une étrange famille de paysans semble détenir la clé de l’énigme.
La première enquête de Mara Rais et Eva Croce nous plonge dans les somptueux décors de la Sardaigne, au cœur de ténèbres venues du fond des âges.


L’Illusion du mal

Note : 5 sur 5.

À travers toute l’Italie, les téléphones portables vibrent à l’unisson. En l’espace de quelques minutes, des milliers de personnes reçoivent une vidéo intitulée « La loi, c’est toi ». À l’écran, un criminel ligoté et un homme masqué qui prend la parole. Son objectif : faire voter en ligne le public sur le sort de son prisonnier, qu’un système judiciaire inefficace et corrompu a laissé impuni. La vindicte populaire est en marche. Mara Rais et Eva Croce, deux femmes aussi différentes qu’imprévisibles, sont chargées de l’enquête, épaulées par le criminologue Vito Strega. Confronté à un ennemi insaisissable à la popularité grandissante, le trio se lance dans une course contre la montre.
Après L’ Île des âmes, la nouvelle enquête d’Eva et Mara nous emmène de la Sardaigne à Milan. Face à la séduction du mal, chacun devra choisir entre envie de justice et soif de vengeance.


La septième lune

Note : 5 sur 5.

Dans un hôtel de luxe niché au cœur du Supramonte en Sardaigne, Eva, Mara et Vito Strega fêtent la naissance de la nouvelle unité d’enquête dédiée aux crimes en série, quand un coup de téléphone les ramène à la réalité. Dans les terres marécageuses du parc de Lombardie, le corps d’une jeune fille a été retrouvé. Lorsque l’inspectrice Clara Pontecorvo arrive sur les lieux, elle n’en croit pas ses yeux : le crime atroce n’est pas sans en rappeler un autre qui s’est déroulé des années plus tôt en Sardaigne. Or personne ne connaît mieux cette affaire qu’Eva et Mara. Entre fausses pistes et preuves trompeuses, une question se fait jour : chassent-elles le tueur ou est-ce lui qui les chasse ?


Stella

Note : 5 sur 5.

Certains lieux sont maudits. Et les gens qui y vivent, condamnés à un destin cruel. À dix-sept ans, Stella est une jeune femme libre et débordante de vie. Aussi splendide que farouche, elle ne laisse personne indifférent. Tout le monde à Sant’Elia, quartier popu – laire de Cagliari, la connaît, la désire et l’envie. Mais un jour où le mistral se déchaîne, elle est retrouvée morte et mutilée sur une plage. Stella s’apprêtait à laisser derrière elle Sant’Elia et sa corruption, mais son assassin en a décidé autrement. D’emblée, l’affaire s’annonce difficile. Eva et Mara s’attèlent à fouiller un quartier réputé impéné – trable, tandis que Strega, plus que jamais en proie aux fantômes de son passé, se jette à corps perdu dans l’enquête. Au risque de briser le subtil équilibre de son équipe.

Fatalité, justice, vengeance. Piergiorgio Pulixi nous plonge dans une nouvelle enquête aux accents de tragédie antique.


Bien-être

Note : 3.5 sur 5.

À l’aube des années 1990 à Chicago, en pleine bohème artistique, un homme et une femme vivent l’un en face de l’autre et s’épient en cachette. Rien ne semble les relier – elle est étudiante en psychologie, lui photographe rebelle. Mais lorsqu’ils se rencontrent enfin, le charme opère et l’histoire d’amour démarre aussitôt entre Elizabeth et Jack. Ils ont la vie devant eux et, même si leurs rêves et leurs milieux divergent, ils sont convaincus que leur amour résistera à l’épreuve du temps. Mais qu’en est-il vingt ans plus tard ? Une fois que le couple s’est embourgeoisé, qu’il se débat avec un fils tyrannique, que le désir s’éteint à petit feu et que les rêves s’oublient ? L’achat d’un appartement sur plan devient alors le révélateur de tous les désaccords entre Elizabeth et Jack. Au fond, étaient-ils faits l’un pour l’autre ? Bâti avec de malicieux va-et-vient dans le temps, Bien-être est la fresque épatante d’un amour dont le décor, Chicago, perd son âme à mesure que les sentiments s’abîment. Nathan Hill y décortique le couple et l’état de la middle class avec un panache, une ingéniosité et un humour irrésistibles. Du grand roman américain au souffle palpitant.


UNE FEMME DEBOUT, UNE BIOGRAPHIE PASSIONNANTE :

Le destin hors du commun de Sonia Pierre, fille de coupeurs de canne, qui fit de sa vie un combat pour les droits humains.

Note : 5 sur 5.

République dominicaine, 1963. Sonia Pierre voit le jour à Lechería, dans un batey, un campement de coupeurs de canne à sucre. Consciente du traitement inhumain réservé à ces travailleurs, elle organise, à treize ans seulement, une grève pour faire valoir leurs droits. Une des rares habitantes du batey à suivre des études, elle devient avocate et consacrera sa vie tout entière à combattre l’injustice jusqu’à sa mort tragique.

Plongez dans la biographie d’une femme exceptionnelle !

LE DESTIN D’UNE FEMME D’EXCEPTION :

Catherine Bardon révèle l’existence de cette femme exceptionnelle et met en lumière la condition terrible des travailleurs migrants en République dominicaine, un sujet toujours d’actualité. Bouleversant plaidoyer pour la solidarité et la fraternité, Une femme debout est un roman puissant et terriblement humain.


Un grand bruit de catastrophe

Note : 4 sur 5.

Voilà longtemps que Louise Fowley n’avait pas emprunté la route 385 pour rejoindre Val Grégoire, une petite ville au nord du nord de la forêt boréale. C’est là qu’elle a passé son enfance avec Marco Desfossés, le fils du despote local, et le clairvoyant Laurence Calvette. Ensemble, ils formaient un trio flamboyant. Jusqu’à l’événement. Aujourd’hui, vengeance en bandoulière, Louise est prête à relancer les dés, racheter ce qui peut l’être.

Un grand bruit de catastrophe nous entraîne dans les territoires rudes de la Côte-Nord, à la frontière du Labrador canadien. Dans une langue inventive et vernaculaire, Nicolas Delisle-L’Heureux raconte l’histoire d’une amitié percutée par la cruauté du destin comme s’il faisait pivoter un cristal jusqu’au dénouement. Il signe un roman ample et addictif. Il vit à Montréal.


Un long, si long après-midi

Note : 5 sur 5.

Dans sa cuisine baignée de soleil californien, Joyce rêve à sa fenêtre. Elle est blanche, elle est riche. Son horizon de femme au foyer, pourtant, s’arrête aux haies bien taillées de son jardin. Ruby, elle, travaille comme femme de ménage chez Joyce et rêve de changer de vie. Mais en 1959, la société américaine n’a rien à offrir à une jeune fille noire et pauvre. Quand Joyce disparaît, le vernis des faux-semblants du rêve américain se craquelle. La lutte pour l’égalité des femmes et des afro-américains n’en est qu’à ses débuts, mais ces deux héroïnes bouleversantes font déjà entendre leur cri. Celui d’un espoir brûlant de liberté.


La librairie des chats noirs

Note : 5 sur 5.

Une minute. Pas une seconde de plus. C’est le temps dont dispose la proie d’un assassin sadique pour prendre une terrible décision : choisir entre les deux êtres qui lui sont les plus chers, lequel vivra et lequel mourra.
Après plusieurs de ces crimes odieux, la police se décide à faire appel à Marzio Montecristo, le patron d’une petite librairie de Cagliari spécialisée dans le polar. Malgré le mauvais caractère de son propriétaire, l’endroit n’est pas dénué de charme.
C’est également le quartier général d’un étonnant club de lecture : « les enquêteurs du mardi ». Parmi ses membres, il y a Marzio lui-même, mais aussi un prêtre, une femme à la retraite, un vieux dandy et une jeune gothique.
Un an plus tôt, cette poignée de super-experts a aidé la police à résoudre une affaire particulièrement complexe. Parviendront-ils à élucider ce nouveau mystère ?
La Librairie des chat noirs est la première enquête d’une nouvelle série irrésistible et addictive, dans laquelle l’auteur best-seller, Piergiorigio Pulixi, rend hommage à la littérature policière.


Les guerriers de l’hiver

Note : 4.5 sur 5.

« Je suis certain que nous avons réveillé leur satané Sisu.
– Je ne parle pas leur langue, camarade.
– Et je ne pourrais te traduire ce mot, car il n’a d’équivalent nulle part ailleurs. Le Sisu est l’âme de la Finlande. Il dit le courage, la force intérieure, la ténacité, la résistance, la détermination…
Une vie austère, dans un environnement hostile, a forgé leur mental d’un acier qui nous résiste aujourd’hui. »
Imaginez un pays minuscule.
Imaginez-en un autre, gigantesque.
Imaginez maintenant qu’ils s’affrontent.
Au cœur du plus mordant de ses hivers, au cœur de la guerre la plus meurtrière de son histoire, un peuple se dresse contre l’ennemi, et parmi ses soldats naît une légende.
La légende de Simo, la Mort Blanche.


Tata

Note : 3.5 sur 5.

« Colette est remorte. Ce mot n’existe nulle part. Remourir, ça n’existe pas. »
Colette était une femme sans histoire. C’est du moins ce que l’on croyait jusqu’au jour où sa nièce apprend son décès par un appel de la police. Car Colette, sa tante unique, a déjà été enterrée il y a trois ans…
Avec ce roman virtuose où s’entrelacent destins et intrigues palpitantes, Valérie Perrin, extraordinaire conteuse de nos vies, signe son grand retour.


Norferville

Note : 5 sur 5.

Dans l’univers hostile du Grand Nord, personne ne vous entend crier.
Détective et criminologue à Lyon, Teddy Schaffran apprend que le corps de sa fille a été découvert dans une ville minière très isolée du Grand Nord québécois, Norferville.
Morgane a été sauvagement mutilée, abandonnée dans la neige non loin d’une réserve autochtone. Sans réfléchir, Teddy plaque tout pour se rendre sur place, bien décidé à comprendre ce qui s’est passé.
Là-bas, Léonie Rock, une flic métisse, est mise sur l’affaire. Elle est alors contrainte de renouer avec cet endroit coupé de tout où elle est née et où, adolescente, trois inconnus l’ont violée. Un retour vers son enfer, alors que les températures frôlent les -20°C.
Ensemble, ces deux êtres éprouvés par la vie vont se démener pour trouver des réponses malgré l’inhospitalité de la nature et des hommes.


Sans l’ombre d’un doute

Note : 5 sur 5.

Assailli sous les demandes de détenus depuis qu’il a fait libérer un homme innocent de prison, l’avocat Mickey Haller engage son demi-frère Harry Bosch, ancien inspecteur, pour étudier les dossiers. L’affaire d’une mère accusée d’avoir tué son ex-mari, un adjoint du shérif, retient leur attention. L’avocat exige un nouveau jugement pendant qu’Harry Bosch traque le véritable tueur.


Waynard Pines

Note : 5 sur 5.

L’agent fédéral Ethan Burke reprend conscience, seul et blessé, en pleine rue à Wayward Pines, petite bourgade tranquille de l’Idaho. Partiellement amnésique, il se souvient être à la recherche de deux autres agents mystérieusement disparus dans la région. Il se rend vite compte qu’il n’a plus de papiers, ni de téléphone et, en dépit de ses efforts, il ne parvient à joindre ni sa femme, ni son supérieur, ni personne du monde extérieur. Il y a vraiment quelque chose de bizarre à Wayward Pines, comme chez ses habitants. Lorsqu’Ethan découvre le cadavre horriblement mutilé de l’un des agents qu’il recherchait, l’étrangeté cède la place à un danger mortel. C’est maintenant sûr, il y a quelque chose de pourri à Wayward Pines.


Ermites dans la taïga

Note : 5 sur 5.

J’ai dévoré ce livre en trois jours. On y découvre la vie d’une famille d’ermites qui vivent dans la taïga. Ils y vivent isolés en étant guidés par leurs croyances.
Leur isba et leur existence ont été découvertes par des géologues en 1978.
Vassili Peskov raconte l’histoire de cette famille isolée du monde .
Récit passionnant.
Je me réjouis de découvrir la suite « Des nouvelles d’Agafia, ermite dans la taïga ».
Résumé : Une famille de vieux-croyants démunis à l’extrême, subsistant dans une cabane misérable, en pleine taïga, coupés de la civilisation depuis… 1938 : telle est l’incroyable réalité décrite par Vassili Peskov, qui raconte ici avec passion et minutie l’aventure des ermites de notre temps, puis les vains efforts de la plus jeune d’entre eux, Agafia, pour se réadapter au monde.
Nouvelle version du mythe de Robinson, manuel de survie dans la taïga, histoire de femme aussi, ce livre riche et multiple a rencontré lors de sa parution chez Actes Sud en 1992 un succès qui ne s’est jamais démenti.
Et Agafia, sa magnifique héroïne, vit toujours, loin du  » siècle « , dans la sauvage solitude de la taïga.


Des nouvelles d’Agafia, ermite dans la taïga

Née en 1945 dans la forêt sibérienne, Agafia est la dernière survivante de la famille Lykov, retirée depuis 1928 dans la taïga pour une incroyable robinsonnade d’un demi-siècle, puis “découverte” en 1978 par un groupe de géologues. Vassili Peskov révéla cette aventure dans le livre «Ermites dans la taïga», qui s’achevait sur le désir d’Agafia de continuer à vivre solitaire et en autarcie. Par la suite, de nombreux lecteurs se sont interrogés sur le destin de cette femme courageuse qui avait choisi de ne pas revenir à la civilisation.

Dans ce récit, basé sur des voyages effectués de 1992 à 2008, on voit l’héroïne évoluer au fil des ans malgré elle, en raison notamment de l’involontaire notoriété que lui a apportée le livre de Peskov. Tandis que son amitié perdure avec Erofeï, de nouveaux candidats à la vie érémitique dans des conditions primitives et difficiles rejoignent Agafia, dont Sergeï, artiste peintre, et l’étonnante Nadia, venue elle aussi se perdre au fin fond de la Sibérie.

A la fois récit de vie d’une femme hors du commun et documentaire, cet ouvrage évoque dans leur absolue nécessité des notions comme la puissance de la foi et la relativité de la civilisation.


On m’appelle Demon Copperhead

Note : 5 sur 5.

Né à même le sol d’un mobil-home au fin fond des Appalaches d’une jeune toxicomane et d’un père trop tôt disparu, Demon Copperhead est le digne héritier d’un célèbre personnage de Charles Dickens.

De services sociaux défaillants en familles d’accueil véreuses, de tribunaux pour mineurs au cercle infernal de l’addiction, le garçon va être confronté aux pires épreuves et au mépris de la société à l’égard des plus démunis.

Pourtant, à chacune des étapes de sa tragique épopée, c’est son instinct de survie qui triomphe.

Demon saura-t-il devenir le héros de sa propre existence ?
Comment ne pas être attendri, secoué, bouleversé par la gouaille, lucide et désespérée, de ce David Copperfield des temps modernes ?

S’il raconte sans fard une Amérique ravagée par les inégalités, l’ignorance, et les opioïdes – dont les premières victimes sont les enfants -, le roman de Barbara Kingsolver lui redonne toute son humanité.

L’auteur de L’Arbre aux haricots et des Yeux dans les arbres signe là un de ses romans les plus forts, couronné par le prestigieux prix Pulitzer et le Women’s prize for fiction.


Le silence

Note : 5 sur 5.

En cet été de 1974, à South Boston, quartier irlandais de Boston, Mary Pat Fennessy mène une existence routinière. Un soir, Jules, sa fille de dix-sept ans, ne rentre pas à la maison, et sa trace disparaît dans la chaleur moite de la ville. La même nuit, un jeune Noir se fait mortellement percuter par un train dans des circonstances suspectes.

Ces deux événements sans lien apparent plongent les habitants de Southie dans le trouble.
D’autant que la récente politique de déségrégation mise en oeuvre par la ville provoque des tensions raciales et qu’une grande manifestation se prépare. Dans sa recherche effrénée de sa fille, Mary Pat, qui croyait appartenir à une communauté unie, voit les portes se fermer devant elle.

Face à ce mur de silence, cette femme en colère devra lutter seule pour faire éclater la vérité, si dévastatrice soit-elle.


Grand roman américain, Le Silence met à nu le coeur sombre d’un pays en plein désarroi à travers le portrait d’une mère au coeur brisé.


Cinq coeurs en sursis

Note : 5 sur 5.

Catherine est l’épouse comblée de Marc.
La mère épanouie d’Anaïs et Florian.
La fille aimante de Josette.
La sœur complice de Nathalie.
Catherine est une femme bien, comme il faut.
C’est du moins ce que tous pensaient, jusqu’à ce que la police vienne l’arrêter.
Commencent alors pour ses proches l’attente et les doutes…


Felicità

Note : 5 sur 5.

Valentina organise des mariages sur le lac de Côme. Elle adore son métier. D’autant qu’elle peut compter sur une équipe en or. (Et aussi sur Totò, son fidèle teckel nain.)
Sauf que, depuis peu, sa team fait bien plus que l’assister : elle la maintient debout. Car Vale ne se remet pas du départ d’Azzurra, sa meilleure amie. Elle ne trouve du réconfort qu’auprès de Bianca, sa filleule d’un an.
Il faut pourtant continuer d’avancer : des couples lui ont confié l’orchestration du plus beau jour de leur vie – et cette mission est parfois pimentée de surprises..


Les Coeurs silencieux

Note : 5 sur 5.

Dans le silence se jouent parfois les destins…
Ce n’est pas un hasard si Sarah a choisi le métier d’infirmière : elle passe son temps à s’occuper des autres, jusqu’à s’oublier soi-même. Quand son beau-père, Pedro, perd brutalement la parole à la suite d’un AVC, elle décide d’être sa voix et de partir à la recherche de ses proches, avec lesquels il s’est brouillé depuis de nombreuses années. Tomas, un de ses fils, ne voit pas d’un bon œil cette intrusion dans sa vie et ne lui réserve pas l’accueil escompté…
Entre la Bretagne et Lisbonne, un roman plein de grâce et de générosité qui célèbre le pouvoir des mots et les vertus indispensables de la réconciliation. Avec cette belle histoire de famille et d’amour, Sophie Tal Men nous invite à ne jamais taire nos sentiments et à laisser parler nos cœurs.


La Double Vie de Dina Miller

Note : 5 sur 5.

Qui pourrait croire en voyant cette jeune femme gracile qu’elle vient de tuer l’un des plus grands criminels ?
1961, en pleine guerre froide, Kennedy lance le programme Mercury, point de départ de la conquête spatiale. Huntsville, Alabama, bat au rythme de son Centre spatial et de la toute jeune NASA. Dans le quartier huppé de Rocket District, où vivent les scientifiques et leurs familles, Dina Miller s’installe avec une mission : faire justice. Si les jolies maisons aux façades colorées et au gazon immaculé sont parfaitement entretenues, elles cachent pourtant bien des secrets… Ces brillants chercheurs qui oeuvrent au futur radieux de l’Amérique, citoyens exemplaires, époux et pères de famille respectables, sont-ils aussi irréprochables qu’ils le prétendent ?
Dans la lignée des Mauvaises épouses (prix Waknine 2023), Zoe Brisby signe un roman intense et palpitant sur les apparences, les mensonges de l’histoire et le cœur des femmes.


L’imposture

Note : 5 sur 5.

Le premier roman historique écrit par Zadie Smith, inspiré de faits réels, se déroule à la fin du XIXe siècle.

Le personnage principal, Mrs Touchet, est une veuve avant l’heure qui a construit son existence auprès de son cousin William Ainsworth, écrivain raté qui se rêve aussi célèbre que ses amis : Dickens, Forster, Kenealy.

Abolitioniste, féministe, engagée pour toute cause qu’elle considère juste, Mrs Touchet, comme toute l’Angleterre des années 1870, se prend de passion pour l’affaire Tichborne : Arthur Orton, un boucher originaire de Wapping, récemment revenu d’un long voyage en Jamaïque, prétend être Sir Roger Tichborne, l’héritier de feu le baron de Tichborne, disparu en mer des années plus tôt. Son témoin le plus fidèle est Andrew Bogie, ancien esclave originaire de Jamaïque, qui fascine Mrs Touchet.

Avec la plume percutante de Zadie Smith, on découvre une société anglaise qui se ment à elle-même et qui est encore loin d’avoir résolu son passé colonial.


Une époque en or

Note : 5 sur 5.

Les aventures extraordinaires d’une famille ordinaire

Chloé Berthoul habite la ville moyenne de Gabarny avec son compagnon, sa belle-fille et son fils. Seule petite folie dans son quotidien, le lundi elle se défoule au BMA, le club des Belles-Mères anonymes. La lassitude la guette, entre deux crises d’angoisse sur le réchauffement climatique. Comment reprendre sa vie en main quand le seul espace de liberté est de changer de fournisseur d’électricité ?
Soudain tout bascule avec la révélation d’un secret de famille. Chloé va devoir jongler entre un trésor perdu, des masculinistes hargneux, un plan pour la fin du monde, une grand-mère machiavélique et un lave-vaisselle qui ne se vide pas tout seul.
Une époque en or est l’histoire d’une famille ordinaire tout à fait géniale. Un roman qui déborde de vie, d’adrénaline et de paniers de linge sale.


La géométrie des possibles

Note : 3 sur 5.

Quel fil invisible relie un ancien résistant, une starlette de la téléréalité, un père de famille américain, un couple d’étudiants appliqués, un migrant mexicain et une jeune mère au bord de la crise de nerfs ? Aucun en apparence, et pourtant. Des forces mystérieuses tressent leurs vies pour les plonger dans la tourmente, hantées par l’ironie de l’Histoire, son cours impitoyable. Leurs ambitions cohabitent avec le mensonge et la fatalité les attend au tournant.
Des brumes du Morvan aux plages de Californie, des profondeurs du Darkweb aux paillettes d’Hollywood, espaces et temps se télescopent, selon les lois d’une énigmatique géométrie des possibles.
Dans ce deuxième roman, audacieux et addictif, Édouard Jousselin confirme son talent de narrateur, après Les cormorans, publié aux éditions Rivages en 2020. Sous sa plume se déploie une œuvre-monde foisonnante, chronique vertigineuse de notre époque.


La dernière allumette

Note : 3.5 sur 5.

Depuis plus de vingt ans, Abigaëlle vit recluse dans un couvent en Bourgogne. Sa vie d’avant ? Elle l’a en grande partie oubliée. Elle est même incapable de se rappeler l’événement qui a fait basculer sa destinée et l’a poussée à se retirer du monde. De loin, elle observe la vie parisienne de Gabriel, son grand frère dont la brillante carrière d’artiste et l’imaginaire rempli de poésie sont encensés par la critique.
Mais le jour où il rencontre la lumineuse Zoé et tombe sous son charme, Abigaëlle ne peut s’empêcher de trembler, car elle seule sait qui est vraiment son frère…
Un roman captivant, brillamment construit, à la fin aussi imprévisible que bouleversante et dont les personnages inoubliables offrent une voix aux enfants qui grandissent confrontés à la violence des adultes.


L’affaire Rachel

Note : 4 sur 5.

En 2010, Rachel et James ont la vingtaine lorsqu’ils se rencontrent dans une librairie de Cork, où ils travaillent tous les deux.
La ville, comme le reste de l’Irlande, est durement frappée par le krach boursier. Ils emménagent dans une vieille maison délabrée de Shandon Street, où leur complicité fleurit comme « une orchidée rare ». Ils partagent le goût des jeux de mots, des plaisanteries très privées et des nuits folles dans les pubs.
Libérée des carcans de sa famille bourgeoise, Rachel rêve de séduire son charismatique professeur de lettres, le Dr Byrne. Elle organise pour lui une signature à la librairie, mais la soirée ne finit pas comme prévu…
Caroline O’Donoghue décrit l’ambiance d’une époque avec un humour piquant et livre une ode vibrante à l’amitié qui peut changer le cours d’une vie.


Quand tu écouteras cette chanson

Note : 5 sur 5.

Livre conseillé par ma tante, emprunté à ma nièce… et dévoré en 2 jours, il ne compte que 216 pages. Récit poignant.

Le 18 août 2021, j’ai passé la nuit au Musée Anne Frank, dans l’Annexe.

Anne Frank, que tout le monde connaît tellement qu’il n’en sait pas grand-chose. Comment l’appeler, son célèbre journal, que tous les écoliers ont lu et dont aucun adulte ne se souvient vraiment?

Est-ce un témoignage, un testament, une œuvre?
Celle d’une jeune fille, qui n’aura pour tout voyage qu’un escalier à monter et à descendre, moins d’une quarantaine de mètres carrés à arpenter, sept cent soixante jours durant.

La nuit, je l’imaginais semblable à un recueillement, à un silence.

J’imaginais la nuit propice à accueillir l’absence d’Anne Frank.

Mais je me suis trompée. La nuit s’est habitée, éclairée de reflets; au cœur de l’Annexe, une urgence se tenait tapie encore, à retrouver.

Lola Lafon fait résonner la voix de l’adolescente fauchée par l’Histoire avec les fantômes de son propre passé. Bouleversant. Clémentine Goldszal, Elle.

Je me réjouis de découvrir d’autres romans écrits par cette auteure.

Lola Lafon a grandi en Europe de l’Est, entre Sofia et Bucarest. Elle a étudié la danse et la musique à Paris et à New York. Sa production littéraire, dénombrant sept romans à ce jour, se distingue par une grande recherche formelle. La petite communiste qui ne souriait jamais a été traduit en quinze langues et récompensé par une dizaine de prix, dont le Prix de l’Héroïne Madame Figaro, le Prix de la Closerie de Lilas et le prix Étonnants Voyageurs. Chavirer, paru en 2020, est traduit dans seize pays et a été récompensé par le prix Landerneau, le prix France Culture-Télérama ainsi que le choix Goncourt de la Suisse. Son dernier ouvrage, Quand tu écouteras cette chanson, a été récompensé par le prix Décembre 2022 et le prix Les Inrockuptibles, ainsi que le Grand Prix des lectrices ELLE 2023.


Rentrée littéraire 2023

La sentence

Note : 5 sur 5.

«Quand j’étais en prison, j’ai reçu un dictionnaire. Accompagné d’un petit mot : Voici le livre que j’emporterais sur une île déserte. Des livres, mon ancienne professeure m’en ferait parvenir d’autres, mais elle savait que celui-là s’avérerait d’un recours inépuisable. C’est le terme « sentence » que j’y ai cherché en premier. J’avais reçu la mienne, une impossible condamnation à soixante ans d’emprisonnement, de la bouche d’un juge qui croyait en l’au-delà.»
Après avoir bénéficié d’une libération conditionnelle, Tookie, une quadragénaire d’origine amérindienne, est embauchée par une petite librairie de Minneapolis. Lectrice passionnée, elle s’épanouit dans ce travail. Jusqu’à ce que l’esprit de Flora, une fidèle cliente récemment décédée, ne vienne hanter les rayonnages, mettant Tookie face à ses propres démons, dans une ville bientôt à feu et à sang après la mort de George Floyd, alors qu’une pandémie a mis le monde à l’arrêt…
On retrouve l’immense talent de conteuse d’une des plus grandes romancières américaines, prix Pulitzer 2021, dans ce roman qui se confronte aux fantômes de l’Amérique: le racisme et l’intolérance.

ISBN : 9782226474902


Les Armes de la lumière

Note : 5 sur 5.

À la fin du XVIIIe siècle, un gouvernement tyrannique est résolu à faire de l’Angleterre un empire commercial puissant. En France, c’est le début de l’ascension au pouvoir de Napoléon Bonaparte. Les dissensions sont nombreuses et les pays voisins de la France en alerte maximale. Il y a de la révolution dans l’air…
Et elle est aussi industrielle. Sans précédent, elle bouleverse la vie des ouvriers des prospères manufactures de textile de Kingsbridge. La mécanisation galopante et l’invention de nouvelles machines à tisser engendrent l’obsolescence de plusieurs métiers et brisent des familles entières.
Tandis qu’un conflit international devient inéluctable, un petit groupe d’habitants de Kingsbridge – dont Sal, fileuse, Spade, tisserand, et Kit, le fils volontaire et ingénieux de Sal – va incarner la lutte d’une génération pour un avenir libre de toute oppression.

ISBN : 9782221157718


Panorama

Note : 4.5 sur 5.

« Les premières lignes du prologue nous mettent sur la piste d’une enquête policière avec comme narratrice celle qui va la mener. Une disparition, banale pour un polar. Un couple et son fils de huit ans.
Sauf que nous sommes en 2049, dans une France dystopique où on vit à l’ère de la Transparence depuis la Revenge week de 2029, révolution qui a éclaté suite à un énième crime jugé impuni par une population excédée par le laxisme de la justice. Pour se libérer du Mal, les Français ont désormais le choix : vivre dans des quartiers transparents composés de maisons-vivariums. Un moins pire des mondes où on ne peut plus battre sa femme, maltraiter un enfant ou une personne âgée en EHPAD puisque la moindre suspicion de crime déclenche immédiatement une réaction des voisins, tous en hyper vigilance sur ce qu’il se passe à côté de chez eux.
Dystopie ou le peuple juge en votant si les jugés présumés coupables le sont vraiment.

ISBN : 9782073035059


Vous ne connaissez rien de moi

Note : 5 sur 5.

Librement inspiré de la photographie représentant une femme tondue tenant un nourrisson dans ses bras, prise par Robert Capa le 16 août 1944 à Chartres au moment de l’épuration sauvage menée par la population française après la Libération, ce roman met en scène Simone, une femme libre et passionnée qui ne compte pas se laisser abattre par ce déchaînement de haine. Premier roman.

ISBN :  9782709671309


Le chants des innocents

Note : 4 sur 5.

Lorsque la police arrive, la scène du crime est glaçante : 85 coups de couteau et une gamine de treize ans. Mais ce n’est pas la victime… c’est la meurtrière. Elle est restée là, le poignard encore levé, un sourire diabolique aux lèvres. Quand d’autres crimes violents sont commis par des jeunes collégiens, l’inspectrice Teresa Brusca demande au commissaire Strega, suspendu suite à un ”accident”, d’enquêter officieusement avec elle. Très vite, Strega a l’intuition que ces adolescents tueurs sont unis par un secret. Mais lui aussi a sa part d’ombre. Brillant policier, il est obsédé par un besoin inassouvi de justice qui le met parfois en rage. Face à ces crimes d’enfants, il est prêt à tout pour apaiser en lui le chant assourdissant des victimes.
Cette première enquête de Vito Strega est un page-turner efficace et implacable qui joue avec les nerfs du lecteur et interroge les notions de bien et de mal.

ISBN : 9791035415426


Croix de cendre

Note : 3.5 sur 5.

1348: La peste noire déferle sur l’Europe.
1367: Deux jeunes frères dominicains se rendent à Toulouse, en quête du précieux parchemin que leur prieur attend pour y graver son ultime confession. Ils ignorent tout du piège qui va se refermer sur eux. Car ces aveux recèlent le secret de maître Eckhart, une des plus fantastiques figures du Moyen Âge, prêcheur aux sermons foudroyants, adulé puis maudit après son procès en hérésie et sa mystérieuse disparition. Ils pourraient mettre en péril les fondements de l’Église.
Guerre, Inquisition, persécution et trahison, mais aussi amour et grâce; des bancs de la Sorbonne aux plaines reculées d’Asie centrale, Antoine Sénanque mêle les destins de personnages historiques et de fiction, marie petite et grande histoire, et signe un texte exceptionnel, tout à la fois roman d’aventures, fresque historique, étude théologique et policier médiéval. Une épopée spirituelle et dramatique dans laquelle les paroles d’Eckhart et les choix des héros redonnent le goût de la fraternité. Un coup de maître.

ISBN :  9782246832669


Les dragons

Note : 5 sur 5.

Jérôme a quinze ans. Il est en colère contre ses parents qui sentent le vieux. Contre le monde qui le rejette. Contre les monstres qui l’empêchent de dormir. Contre lui surtout. Sur décision de justice, il est interné dans un centre de soins pour adolescents.
Là, il rencontre les dragons, ces enfants détruits par leur famille, l’école ou l’époque. Parmi eux, il y a Colette. Crâne rasé, bras lacérés, noir sur les yeux.
Elle veut mourir. Il veut l’embrasser. L’emmener loin d’ici.
Les Dragons est l’histoire d’un coup de foudre entre adolescents plus normaux qu’il n’y paraît. Un cri d’amour pour ces enfants que notre société cache, mais qui disent tant de nous.

ISBN : 9782370734709


Le diplôme

Note : 5 sur 5.

Pour réparer l’injustice, a-t-on le droit à l’imposture ?

Jeune, intelligente, Nadia a toutes les compétences pour réussir. Il ne lui manque qu’un diplôme pour en attester et lui ouvrir les portes d’un avenir meilleur.

Conquête pour certains, droit inné pour d’autres, ce sésame agit ici comme le révélateur d’un vaste mensonge érigé en système. Guillaume, prof de banlieue désabusé, va lui en offrir les clés. Mais si le mérite se monnaie au même titre que le sexe, le pouvoir et les idéaux, quel est le prix à payer ?

Amaury Barthet orchestre le récit d’une revanche à double tranchant, mêlant critique sociale et fable philosophique. Un premier roman dérangeant, cruel et drôle qui dénonce les faux-semblants de la société.

ISBN : 9782226486363


Veiller sur elle

Note : 5 sur 5.

Jean-Baptiste Andrea remporte le prix du Roman Fnac 2023

Il succède à Sarah Jollien-Fardel avec « Veiller sur elle », une traversée du XXe siècle. Deux êtres y sont unis par un serment sur fond d’art et de pouvoir.

Veiller sur elle, mais qui est-elle ? Je découvre Jean-Baptiste Andrea avec ce nouveau roman de la rentrée littéraire 2023. J’ ai eu un énorme coup de coeur pour ce roman magistral !

Au grand jeu du destin, Mimo a tiré les mauvaises cartes. Né pauvre, il est confié en apprentissage à un sculpteur de pierre sans envergure. Mais il a du génie entre les mains.

Toutes les fées ou presque se sont penchées sur Viola Orsini. Héritière d’une famille prestigieuse, elle a passé son enfance à l’ombre d’un palais génois. Mais elle a trop d’ambition pour se résigner à la place qu’on lui assigne.

Ces deux-là n’auraient jamais dû se rencontrer. Au premier regard, ils se reconnaissent et se jurent de ne jamais se quitter.

Viola et Mimo ne peuvent ni vivre ensemble, ni rester longtemps loin de l’autre. Liés par une attraction indéfectible, ils traversent des années de fureur quand l’Italie bascule dans le fascisme.

Mimo prend sa revanche sur le sort, mais à quoi bon la gloire s’il doit perdre Viola ?

Un roman plein de fougue et d’éclats, habité par la grâce et la beauté.

ISBN : 9782378803759

Prix : 22.50 €


 « Incisives » 

Je viens de le terminer et whouah!!!!

de Caroline Wlomainck, un livre belge corrosif aux histoires frissonnantes

Cet article de Thierry Vangulick en parle tellement bien!….

Les malheurs quotidiens qui rendent parfois compte de la noirceur de l’âme, transposés brillamment dans ce recueil de cinq nouvelles. Incisives porte bien son nom tant la plume acerbe et caustique de Caroline Wlomainck déroute la lecture.

Une pépite qui ne laisse pas de marbre, parue aux éditions Lamiroy.

« J’en avais entendu parler de ce truc, mais je pensais que c’était pour les autres, les femmes faibles, les dépressives, celles qui n’ont rien d’autre dans la vie. Moi j’ai des copines, je vais au cinéma, je vais de temps en temps boire un verre, j’ai une vie sociale, je fais du sport. J’ai tout fait je me suis occupée de tout dans cette maison, depuis toujours. Je ne pige pas. Je me sens vide et seule. J’ai envie de chialer tout le temps. Je ne sais pas ce que je dois faire, mon mari ne me comprend plus…« .

CINQ NOUVELLES QUI VOUS FERONT FRÉMIR

Il n’y a pas une histoire dans Incisives mais bien cinq récits qui se racontent à travers cinq nouvelles. Toutes plus prenantes et effrayantes les unes que les autres.

Et surtout des personnages tous plus horribles les uns que les autres !

C’est trop ! C’est too much ! C’est jouissif ! C’est une grosse baffe dans la figure.

QUE RETENIR DE CE LIVRE ?

La Tournaisienne Caroline Wlomainck c’est un sacré tempérament. Sous une apparence douce et gracieuse, se cache une femme très déterminée et qui n’a peur de rien. Pas même de choquer le lecteur avec ces mots parfois très crus et son imagination diabolique. Un premier livre prometteur.

Publié aux éditions Lamiroy.

31 juil. 2023 par Thierry Vangulick


Les désarrois du professeur Mittelmann

Note : 5 sur 5.

Ma première lecture de la rentrée littéraire 2023. J’ai passé un bon moment de lecture. Les passages où le professeur est en classe sont des délices. J’ai apprécié les petites citations et les références à quelques philosophes….

Septembre 2020. Pour la première fois depuis plus de trente ans, la rentrée des classes se fera sans le professeur Mittelmann.
Pour ce jeune retraité, c’est l’heure du bilan. Entré sans conviction dans l’Éducation nationale, n’ayant eu d’ambition que littéraire, il aura pourtant été un excellent professeur de philosophie. Mais un piètre écrivain : « Il avait réussi là où il n’avait pas voulu réussir, échoué là où il avait voulu réussir. » Se remémorant son parcours, de sa Lorraine natale à la capitale en passant par Nice et surtout Brunoy, Mittelmann prend conscience qu’il n’aura jamais été à la hauteur de ses idéaux : « Au conseil de classe de l’Au-delà, Dieu n’écrira pas sur mon bulletin : Aurait pu mieux faire mais, ce qui est bien pire : A fait de son mieux. »
Mittelmann, vieillissant, constate combien il est devenu réfractaire aux évolutions du monde. Son regard ironique et désabusé devient jeu de massacre. Rien ni personne n’est épargné : ni l’Éducation nationale (élèves, professeurs, corps administratif), ni le milieu littéraire (« les mêmes compromissions, les mêmes tartufferies et les mêmes rivalités » qu’ailleurs), ni la banlieue (et sa misère culturelle), ni les femmes qu’il a aimées, ni, surtout, lui-même.

978-2373852851

Prix : 18 €


Code 93

On sent que c’est le premier livre écrit par Olivier Norek. Son style a bien évolué. J’ai trouvé ce tome très noir, très violent. Quand on pense qu’Olivier Norek est policier, ça rend ces intrigues plus réelles!!!!

Un cadavre, émasculé, qui rouvre les yeux sur la table d’autopsie. Un portable qui se met à sonner dans le corps d’un jeune toxico, mort de brûlures inexplicables. Malgré quinze ans de terrain en Seine-Saint-Denis, Victor Coste, capitaine de police, se prépare au pire.
Et que penser de ces lettres anonymes qui dessinent une première piste : celle d’un mystérieux dossier, le « Code 93 » ?
Une piste qui, des cercles huppés parisiens aux quartiers déshérités, fera franchir à Coste les limites du périphérique, et de la raison…


Le silence et la colère

J’ai apprécié le premier tome de cette saga familiale « Le grand monde« .

Dans ce deuxième tome, j’ai aimé retrouvé la famille Pelletier mais la magie n’a pas été au rendez-vous. J’ai survolé les dernières pages rapidement.

Un ogre de béton, une vilaine chute dans l’escalier, le Salon des arts ménagers, une grossesse problématique, la miraculée du Charleville-Paris, la propreté des Françaises, « Savons du Levant, Savons des Gagnants », les lapins du laboratoire Delaveau, vingt mille francs de la main à la main, une affaire judiciaire relancée, la mort d’un village, le mystérieux professeur Keller, un boxeur amoureux, les nécessités du progrès, le chat Joseph, l’inexorable montée des eaux, une vendeuse aux yeux gris, la confession de l’ingénieur Destouches, un accident de voiture. Et trois histoires d’amour.
Un roman virtuose de Pierre Lemaitre
Les romans de Pierre Lemaitre ont été récompensés par de nombreux prix littéraires nationaux et internationaux. Après une remarquable fresque de l’entre-deux-guerres, il nous propose aujourd’hui une plongée mouvementée et jubilatoire dans les Trente Glorieuses.


La tresse

Note : 5 sur 5.

J’ai tellement aimé ce livre que je l’ai offert plusieurs fois...

Inde. Smita est une Intouchable. Elle rêve de voir sa fille échapper à sa condition misérable et entrer à l’école.
Sicile. Giulia travaille dans l’atelier de son père. Lorsqu’il est victime d’un accident, elle découvre que l’entreprise familiale est ruinée.
Canada. Sarah, avocate réputée, va être promue à la tête de son cabinet quand elle apprend qu’elle est gravement malade.
Liées sans le savoir par ce qu’elles ont de plus intime et de plus singulier, Smita, Giulia et Sarah refusent le sort qui leur est réservé et décident de se battre. Vibrantes d’humanité, leurs histoires tissent une tresse d’espoir et de solidarité.
Trois femmes, trois vies, trois continents. Une même soif de liberté.


L’énigme de la stuga

Note : 5 sur 5.

J’ai dévoré et adoré ce roman.

Une auteure a découvrir. Lykke Andersen mène une vie heureuse, mondaine et épanouie : éditrice accomplie, compagne d’un auteur renommé et mère de jumeaux. À l’occasion de la fête suédoise de l’Écrevisse, elle organise un dîner intimiste dans leur maison en pleine campagne, où sera invitée Bonnie, la meilleure amie des garçons, et plusieurs proches du milieu de l’édition.
En ce doux mois d’août où les orpins et les rosiers éclosent, l’alcool coule à fl ot et les convives entonnent à coeur joie des chants traditionnels nordiques. Personne ne peut se douter que le lendemain, ce cadre idyllique se transformera en scène de crime effroyable.
Le cadavre de Bonnie est retrouvé dans la stuga, une petite dépendance dans le jardin, où vivent les garçons. Ces derniers nient catégoriquement avoir commis le crime mais il s’avère que la porte était fermée à clé de l’intérieur…
Huit ans plus tard, Lykke est placée en détention provisoire. Face à l’inspecteur responsable de l’affaire, elle va devoir retracer le fil de l’enquête afi n de trouver le véritable coupable du crime.


L’Énigme de la stuga est un puzzle littéraire habilement construit qui rend hommage au mystère à huis clos et un thriller psychologique redoutablement efficace.

Prix Polar des lectrices de ELLE 2023


La datcha

Note : 5 sur 5.

J’ai lu tous les livres d’Agnès Martin Lugand. La datcha est celui que j’ai le plus aimé. Par contre, je ne n’ai pas pu terminer le dernier « Une évidence ».

 » L’homme venait de me déposer dans un décor de rêve, dont je n’aurais même pas soupçonné l’existence. L’hôtel en lui-même était imposant, majestueux ; les pierres, les grands volets, les immenses platanes tout autour de la cour, la fontaine couverte de mousse qui lui conférait un aspect féerique. Je ne tiendrais pas deux jours, je n’étais pas à ma place. Devais-je fuir immédiatement, retrouver ma vie d’errance dont je connaissais les codes, où je savais comment survivre, ou bien rester et tenter ma chance dans ce monde…


Le dernier sommeil de l’ourse

Note : 5 sur 5.

Abigail Lompré n’est pas retournée en Alaska depuis dix ans. L’île du Prince-de-Galles est belle, brute et sauvage, mais elle l’a fuie à l’adolescence pour rejoindre sa grand-mère paternelle à Paris, laissant derrière elle un père qu’elle aimait profondément et une mère avec qui elle ne s’est jamais entendue.
Pourtant, aujourd’hui, c’est bien pour Emma qu’Abby est de retour. Pierre est mort et elle sait que son devoir est de ramener en France la seule famille qui lui reste, qu’importe leurs désaccords passés.
Sans son mari, son roc, son compagnon de toujours, Emma n’est plus capable de vivre seule dans un endroit aussi hostile et isolé, mais jamais elle ne quittera son île. Convaincre Abby que sa vie est ici, sur la terre de son enfance, serait la seule solution.
Au fil des jours, s’engage un combat de volonté, mais naissent aussi l’espoir et de timides rapprochements entre Abby et Emma.
Sauront-elles se pardonner toutes ces années perdues ?
Hymne à la nature, Le Dernier Sommeil de l’ourse explore avec tendresse la relation d’une mère et sa fille, au coeur des paysages époustouflants de l’Alaska.


Adieu Cheyenne

Note : 4.5 sur 5.

Des deux copains Gid et Johnny, c’est Gid qui aime le plus Molly. Il en est fou. Et Molly le lui rend bien, le leur rend bien. Mais Molly ne veut pas se marier avant de tomber enceinte. Et le jour où cela lui arrive, elle se laisse passer la bague au doigt par un troisième, qu’elle supporte tout juste.
J’ai beaucoup aimé. J’ai découvert Harry McMurty avce ce roman. Lonesome Dove m’attend dans PAL pour cet été.


La carte postale

Note : 5 sur 5.

« La carte postale est arrivée dans notre boîte aux lettres au milieu des traditionnelles cartes de voeux. Elle n’était pas signée, l’auteur avait voulu rester anonyme. Il y avait l’opéra Garnier d’un côté, et de l’autre, les prénoms des grands-parents de ma mère, de sa tante et son oncle, morts à Auschwitz en 1942.

Vingt ans plus tard, j’ai décidé de savoir qui nous avait envoyé cette carte postale, en explorant toutes les hypothèses qui s’ouvraient à moi.
Ce livre m’a menée cent ans en arrière. J’ai retracé le destin romanesque des Rabinovitch, leur fuite de Russie, leur voyage en Lettonie puis en Palestine. Et enfin, leur arrivée à Paris, avec la guerre et son désastre.
J’ai essayé de comprendre pourquoi ma grand-mère Myriam fut la seule qui échappa à la déportation. Et d’éclaircir les mystères qui entouraient ses deux mariages.
Le roman de mes ancêtres est aussi une quête initiatique sur la signification du mot “Juif” dans une vie laïque. »


À la fois récit des origines et enquête familiale, ce roman se dévore.


Hors d’atteinte

Note : 4 sur 5.

De nos jours, à Hambourg. Paul, écrivain à succès, apprend la disparition de son grand-père, Viktor. Sidéré, il découvre alors que de lourds secrets le relient à un officier SS complice de Josef Mengele à Auschwitz.
Dans le Berlin des années 1940, Viktor a vu sa sœur Vera enfermée au château de Sonnenstein. C’est le lieu du programme Aktion T4, visant à « débarrasser » le Troisième Reich de ses Aryens « déficients ».
Derrière le petit-fils, l’écrivain surgit bientôt.

Et si son grand-père et ce passé brumeux devenaient le sujet de son prochain livre ?
Le roman de Paul raconte l’histoire de Viktor, du Hambourg de 1947 à aujourd’hui, en passant par le Ghana des années 1960. L’auteur découvre Horst Schumann, ce criminel nazi qui castrait les hommes et stérilisait les femmes à Auschwitz, resté impuni et pourtant recherché par le Mossad. Pourquoi sa traque a-t-elle échoué ? De quelles complicités a-t-il pu bénéficier ?
Tour à tour roman flamboyant, enquête historique, thriller haletant et roman d’amour, ce texte dénonce, éclaire et émeut.


Le souffle des rêves

Note : 4 sur 5.

de Clarisse Sabard
1987. Abby a besoin de souffler. Depuis qu’elle essaye désespérément de tomber enceinte, ses relations avec son mari sont de plus en plus tendues.

Alors, sur un coup de tête, elle fait ses valises pour la région de Cork, en Irlande, à la recherche de sa mère Caitlin, qui l’a abandonnée quand elle était bébé.

Mais en retrouvant Caitlin, elle découvre aussi une valise remplie de cassettes audio enregistrées par sa grand-mère, Lucy.

Celle-ci y raconte sa vie d’Irlandaise émigrée à New York au début du XXe siècle. Une histoire qui pourrait bien changer le cours de la vie d’Abby…

Ce voyage sur la terre de ses ancêtres lui permettra-t-il de faire la paix avec elle-même ?


Femmes en colère

Note : 5 sur 5.

Cour d’Assises de Rennes, juin 2020, fin des débats (auxquels le lecteur n’a pas assisté) : le président invite les jurés à se retirer pour rejoindre la salle des délibérations. Ils tiennent entre leurs mains le sort d’une femme, Mathilde Collignon.

Qu’a-t-elle fait ? Doit-on se fier à ce que nous apprennent les délibérations à huis-clos, ou à ce que révèle le journal que rédige la prévenue qui attend le prononcé du jugement ?
Accusée de s’être vengée de manière barbare de deux hommes ayant abusé d’elle dans des circonstances très particulières, Mathilde Collignon ne clame pas son innocence, mais réclame justice. Son acte a été commenté dans le monde entier et son procès est au cœur de toutes les polémiques et de toutes les passions.

Trois magistrats et six jurés populaires sont appelés à trancher. Doivent-ils faire preuve de clémence ou de sévérité ? Vont-ils privilégier la punition, au nom des principes, ou le pardon, au nom de l’humanité ? Avoir été victime justifie-t-il de devenir bourreau ?


Ainsi gèlent les bulles de savon

Note : 5 sur 5.

« Certains choix nous définissent à tout jamais, celui-ci en fait partie. À partir d’aujourd’hui, je peux bien écrire la neuvième symphonie, sauver le monde d’une troisième guerre mondiale ou inventer le vaccin contre le sida, on ne retiendra de moi que cet acte innommable. Puisses-tu un jour me pardonner.»
De Paris aux volcans ensoleillés d’Indonésie en passant par un petit campus américain à la frontière canadienne, de vibrants portraits de femmes aux destins entrecroisés se dessinent. Quel secret les unit ? Quelle est leur véritable histoire ?
De sa plume délicate et addictive, Marie Vareille nous offre une merveilleuse histoire d’amour, d’espoir et de résilience.


Le choix

Note : 3 sur 5.

Martorana, un petit village de la Sicile des années 1960.

À quinze ans, Oliva Denaro rêve de liberté. Elle étudie le latin et aime découvrir dans le dictionnaire des mots rares qui l’aident à formuler ses pensées encore confuses.

Elle aime courir à en perdre le souffle, aller à la chasse aux escargots avec son père, viser avec son lance-pierre ceux qui se moquent de son ami Saro.
Aussi, quand les conventions l’obligent à se soumettre à une loi ancestrale, Oliva se rebelle et fait valoir son droit de choisir. Au risque d’en payer le prix fort.
Après le succès du Train des enfants, Viola Ardone confirme son talent à mêler fiction et Histoire en donnant dans ce nouveau roman une voix singulière, inoubliable, à ses personnages


American Dirt

Note : 5 sur 5.

Roman émotionnellement très fort.

Libraire à Acapulco, au Mexique, Lydia mène une vie calme avec son mari journaliste Sebastián et leur famille, malgré les tensions causées dans la ville par les puissants cartels de la drogue. Jusqu’au jour où Sebastián, s’apprêtant à révéler dans la presse l’identité du chef du principal cartel, apprend à Lydia que celui-ci n’est autre que Javier, un client érudit avec qui elle s’est liée dans sa librairie…

La parution de son article, quelques jours plus tard, bouleverse leur destin à tous.
Contrainte de prendre la fuite avec son fils de huit ans, Luca, Lydia se sait suivie par les hommes de Javier. Ils vont alors rejoindre le flot de migrants en provenance du sud du continent, en route vers les États-Unis, devront voyager clandestinement à bord de la redoutable Bestia, le train qui fonce vers le nord, seront dépouillés par des policiers corrompus, et menacés par les tueurs du cartel…
Porté par une écriture électrique, American Dirt raconte l’épopée de ces femmes et de ces hommes qui ont pour seul bagage une farouche volonté d’avancer vers la frontière américaine. Un récit marqué par la force et l’instinct de survie de Lydia, le courage de Luca, ainsi que leur amitié avec Rebeca et Soledad, deux sœurs honduriennes, fragiles lucioles dans les longues nuits de marche… Hymne aux rêves de milliers de migrants qui risquent chaque jour leur vie, American Dirt est aussi le roman de l’amour d’une mère et de son fils qui, au cœur des situations tragiques, ne perdent jamais espoir.

Un roman nécessaire à notre époque troublée.


Betty

Note : 4 sur 5.

« Ce livre est à la fois une danse, un chant et un éclat de lune, mais par-dessus tout, l’histoire qu’il raconte est, et restera à jamais, celle de la Petite Indienne. »


La Petite Indienne, c’est Betty Carpenter, née dans une baignoire, sixième de huit enfants. Sa famille vit en marge de la société car, si sa mère est blanche, son père est cherokee.

Lorsque les Carpenter s’installent dans la petite ville de Breathed, après des années d’errance, le paysage luxuriant de l’Ohio semble leur apporter la paix. Avec ses frères et sœurs, Betty grandit bercée par la magie immémoriale des histoires de son père. Mais les plus noirs secrets de la famille se dévoilent peu à peu.

Pour affronter le monde des adultes, Betty puise son courage dans l’écriture : elle confie sa douleur à des pages qu’elle enfouit sous terre au fil des années.

Pour qu’un jour, toutes ces histoires n’en forment plus qu’une, qu’elle pourra enfin révéler.
Betty raconte les mystères de l’enfance et la perte de l’innocence.

À travers la voix de sa jeune narratrice, Tiffany McDaniel chante le pouvoir réparateur des mots et donne naissance à une héroïne universelle.


La cité des anges et des oiseaux

Note : 5 sur 5.


Un manuscrit ancien traverse le temps, unissant le passé, le présent et l’avenir de l’humanité.


Avez-vous jamais lu un livre capable de vous transporter dans d’autres mondes et à d’autres époques, si fascinant que la seule chose qui compte est de continuer à en tourner les pages ?


Le roman d’Anthony Doerr nous entraîne de la Constantinople du XVe siècle jusqu’à un futur lointain où l’humanité joue sa survie à bord d’un étrange vaisseau spatial en passant par l’Amérique des années 1950 à nos jours.

Tous ses personnages ont vu leur destin bouleversé par La Cité des nuages et des oiseaux, un mystérieux texte de la Grèce antique qui célèbre le pouvoir de l’écrit et de l’imaginaire.


Et si seule la littérature pouvait nous sauver ?